Coup d’Etat au Burkina Faso : la cédéao privilégie le dialogue.

Coup d’Etat au  Burkina Faso : la cédéao privilégie le dialogue.
Le chef d'Etat Français, Emmanuel Macron et le président destitué du Burkina Faso, Roch Kaboré.

Les pays de la sous-région de l’Afrique  de   l’ouest sont secoués par les coups d’Etat militaires. Des Putschs qui sont suivies ces dernières semaines par une série  de sanctions  prononcées  par  les institutions  internationales. Contrairement au Mali,  la Cedéao  souhaite privilégier  le dialogue  avec les autorités du Burkina- Faso. Le vendredi 28 janvier dernier,  l’organisation a suspendu le pays de ses instances, et exigée  la libération du président Kaboré

Les prochains jours pourraient être difficiles pour les populations du Burkina Faso .Comme pour le Mali et la Guinée, le Burkina Faso  a été  suspendu de toutes les instances de la Cédéao. Une décision qui pourrait faire intervenir d’autres mesures encore plus drastiques, si les discussions et recommandations de la cedéao ne sont pas respectées par les putschistes. Surtout que, pour les responsables de cette institution, cette  prise de pouvoir est anti-démocratique.

Pour l’heure, pas de sanctions économiques ou ciblées,  même si la question a été débattue durant le sommet. Une position de l’institution sous régionale contestée par certains       membres, qui souhaiteraient des mesures ciblées, comme ce fut le cas des autres pays de la sous-région.

La Cédéao a donc choisi de privilégier le dialogue. Ce samedi, des chefs d’état-major se rendront à Ouagadougou pour entamer le dialogue avec la junte. L’organisation sous régionale va aussi chercher à éclaircir des zones d’ombre. Notamment évaluer le degré de ralliement des forces armées au putsch.

Aimé David NGUEMA